Vincent
Fournier
15.02.19
22.03.19

Vincent Fournier (1961) vit à Saint-Léonard. Connu d’un large public en raison de sa  carrière de footballeur professionnel à Sion et Zürich, il suit en parallèle une formation artistique à l’école des Beaux-Arts de Lausanne. « Retraité » à 32 ans, il cumule son travail artistique avec sa fonction de père de famille de trois enfants et gère de 1993 à 1996 une galerie « La poudrière » à Sion invitant des artistes internationaux principalement rattachés à l’art dit minimal.

Depuis 2002 il compte une dizaine d’expositions personnelles dans les principales galeries du canton comme la galerie Grande Fontaine, la Ferme Asile à Sion ou la Fondation Louis Moret à Martigny. Actuellement il expose ses œuvres jusqu’en avril dans un somptueux et très réputé lieu d’exposition, le Collège des Bernardins à Paris. Ses œuvres ont été exposées également lors d’expositions collectives à de nombreuses reprises (Galerie Bob van Orsouw, Musée des Beaux-Arts de la Chaux-de-Fonds, Galerie Skopia à Genève, Musée des Beaux-Arts de Sion, etc…)

L’œuvre de Vincent Fournier nous invite avec une grande économie de moyens à une rencontre teintée d’une profonde spiritualité. Il présente dans un style minimaliste une soixantaine d’œuvres principalement des toiles faites de motifs abstraits, de formes géométriques simples carrés, losanges, ronds, de lignes verticales, horizontales, obliques et d’objets du quotidien, bouts de planche, pierre, plaques de marbre, tout objet et motif qu’il relie avec son cheminement de fervent croyant. Son propos n’est pas d’illustrer la Bible ou des textes sacrés mais au contraire de témoigner de sa démarche intérieure et ainsi rendre visible ce qui est invisible.

La ligne oblique ajoutée à la verticale et à l’horizontale devient pour lui la Sainte Lance, la feuille pliée en deux un livre ouvert, une pierre ajourée le stigmate sur le flanc, des marques de clous et d’agrafes en rond la couronne d’épines. Vincent Fournier nous offre un moment de méditation, tout d’abord prendre du temps pour regarder, simplement sans chercher une signification puis se laisser emporter ou non

« Riche de son extrême dépouillement, cette abstraction hors du temps inscrit verticalité et horizontalité, vide, centre et symétrie dans un monde silencieux, à la fois intime et tourné vers le ciel. La légèreté de la trace peinte, l’attention aux transparences et aux apparitions, la pauvreté des matériaux et l’usage symbolique des couleurs agissent comme des baumes de modestie. » Marie-Fabienne Aymon, ancienne responsable de la Fondation Louis Moret qui a participé avec maestria à l’accrochage.

De plus dans la dernière des sept salles de la galerie, Vincent Fournier présente tels des ex-voto huit œuvres glanées dans l’atelier d’expression artistique au-dessus de la galerie, dessins, estampes qui relatent sa rencontre avec chacun des huit artistes quotidiennement présents.

/ livret exposition au Collège des Bernardins à Paris du 18 janvier au 2 mars 2019

/ émission du 4 février sur RADIONOTREDAME.com sur l’exposition à Paris

/ feuillet de l’exposition

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