Yannick
Bonvin Rey
05.09.26
09.10.26
Yannick Bonvin Rey – Feuilles et gravats
Peut-on visualiser le bruissement des feuilles qui s’agitent sur les branches ? Ou percevoir la rugosité des pierres, leur chaleur, leur densité ?
Contempler les œuvres de Yannick Bonvin Rey est une initiation à la synesthésie. Au-delà de la beauté, notre œil cherche à entendre ce que les couleurs et les formes lui susurrent. Chuchotement fragile d’épi de blé.
En observant l’encre se décomposer en franges fines et nerveuses, nous pouvons alors sentir l’air qui la traverse, imaginer la lumière du ciel se frayant un chemin entre les traits noirs, tels des arbustes légers et vibrants.
Ou encore, en découvrant les plages de peinture sombre et les pigments qui y sont emprisonnés, nous avons l’impression d’entendre la collision entre des masses minérales, le bruit sourd de leur chute au sol et le crépitement de leur futur effritement.
Dans un atelier silencieux, Yannick Bonvin Rey se prépare à peindre. Elle dispose ses outils et attend. Elle s’apprête à accueillir le geste qui sublimera ce que la subtilité de son regard d’artiste et la sensibilité du travail de la main sauront murmurer au papier et à la toile.
Marta Spagnolello, été 2026